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Ensuite, on va chez moi, à quatre heures du matin,
mon mari Christophe (le deuxième après
l'Américain Stanley Karnow, ) n'était pas
couché , il n'était pas idiot, et je lui dit :
« Je suis désolée, mon chéri, mais
là, j'ai rencontré quelqu'un, il faut
absolument que je refasse ma vie avec lui ; nous, c'est fini
! » Stanley Karnow, c'est surtout son cerveau qui me
fascinait ! En fait, il me rappelait un peu les
conversations que j'entendais à la table de mes
parents ; il était tellement intéressait, il
savait tout !
Maman l'admirait beaucoup pour ça. Dès
qu'elle l'appelait, il avait l'impression de passer le grand
oral ! C'est ça qui était formidable avec lui,
il connaissait tout à fond : l'histoire, les
religions, les chevaux. Il suffisait de mettre une
pièce dans la fente et hop, l'information tombait !
Revel, je l'ai adoré sans ressentir, sauf au
début, un grand désir pour lui ! Sur ce
plan-là, nous menions des vies
séparées. Et j'en ai bien profité. Ce
qui ne m'a pas empêchée, avec une mauvaise foi
éhontée, de me tordre de jalousie à la
pensée de celles que je qualifiais de « ses
grosses »
Je ne l'ai en quelque sorte jamais trompé puisque
c'est lui qui a mis fin à notre sexualité.
Rencontrer quelqu'un n'était pas une vengeance mais
plutôt une sauvegarde. Et c'est parce que
j'étais amoureuse ailleurs que Revel est resté
!
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